Start-up de l’IA

Naive lève 28,5 millions de dollars pour bâtir l’infrastructure d’entreprises pilotées par l’IA

Naive a levé 28,5 millions de dollars en série A après avoir attiré plus de 30 000 développeurs vers une infrastructure destinée aux entreprises exploitées par des agents d’IA.

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Naive a levé 28,5 millions de dollars lors d’un tour de série A mené par Nexus Venture Partners afin d’étendre une infrastructure conçue pour les entreprises exploitées avec des agents d’IA. Ce financement a été rapporté le 6 août, après que l’entreprise a inscrit plus de 30 000 développeurs parmi ses clients. Naive regroupe derrière une API les services nécessaires à la création et au fonctionnement d’une entreprise, permettant aux agents de coordonner des ressources qui exigeraient autrement des comptes et des processus de configuration distincts. L’entreprise se présente non pas comme la source des agents, mais comme la couche opérationnelle qu’ils peuvent utiliser pour réunir paiements, communications, calcul, stockage et constitution de société.

Le service se connecte aux agents de codage au moyen d’une invite et d’une API. Selon l’entreprise, un agent peut fournir les renseignements nécessaires à la constitution d’une société à responsabilité limitée aux États-Unis, notamment les noms envisagés, la description de l’activité, l’État et le code du secteur. L’intervention humaine reste nécessaire pour la vérification de l’identité et de l’entreprise ainsi que pour les paiements requis. Cette distinction limite la revendication d’autonomie : Naive peut orchestrer une grande partie de la configuration, mais les personnes conservent la responsabilité aux points de contrôle réglementés ou lourds de conséquences financières. Parmi les autres tâches prises en charge figurent la création de boîtes de réception, de numéros de téléphone, de cartes virtuelles, de bases de données et de ressources informatiques, ainsi que les connexions à des services comme Stripe et QuickBooks.

Naive propose également une couche de gouvernance grâce à laquelle les utilisateurs peuvent définir des budgets, limiter ce que les agents sont autorisés à faire et exiger une approbation avant des actions sensibles. Des modèles couvrent notamment les services logiciels, le recrutement, la comptabilité et l’assistance à la clientèle, tandis qu’un émulateur mobile permet aux agents d’utiliser des applications pour smartphone sur des appareils émulés. Ces éléments illustrent l’étendue de la proposition de l’entreprise. Elle cherche à rendre l’infrastructure fragmentée d’une société accessible par des commandes lisibles par une machine, puis à encadrer la manière dont les systèmes automatisés l’utilisent. Le résultat se rapproche davantage d’une boîte à outils opérationnelle que d’une application unique d’entreprise autonome.

La jeune pousse affirme que la demande s’est traduite par une croissance financière rapide. Le directeur général et cofondateur Sean Dorje a indiqué à TechCrunch que le revenu annualisé avait décuplé au cours des six mois précédents pour atteindre un montant dans le bas de la tranche des dizaines de millions. Il a précisé que les clients utilisaient Naive pour des agences d’automatisation par IA, des activités de contenu en ligne et même une agence de location de voitures. Ces exemples et indicateurs sont communiqués par l’entreprise, mais ils aident à expliquer l’ampleur et le calendrier de la série A. Le tour de financement a aussi réuni Y Combinator, Zetta, Liquid 2 et plusieurs investisseurs providentiels, portant le total des capitaux levés par Naive à environ 32 millions de dollars.

Les fonds nouvellement levés doivent soutenir quatre initiatives d’infrastructure, et non marquer quatre lancements de produits achevés. Naive prévoit des bacs à sable virtualisés pour les agents, le routage de modèles et l’optimisation de l’inférence, une couche de mémoire, ainsi que la gouvernance et l’orchestration. Le routeur de modèles doit orienter une demande vers un modèle efficace tout en préservant le travail de raisonnement déjà accompli. Le système de mémoire est destiné à enregistrer le contexte de l’entreprise et à le faire remonter lorsque les agents en ont besoin, tandis que l’orchestration répartirait le travail entre plusieurs agents. Ces projets portent sur le fonctionnement récurrent des agents après la création d’une entreprise, et pas seulement sur le processus initial de configuration.

Le coût est au cœur de cette expansion. Les agents peuvent appeler des modèles à répétition, conserver de vastes contextes et consommer de l’infrastructure même lorsque leur travail utile est intermittent. Naive développe un environnement d’exécution sans serveur qui placerait les agents dans des environnements JavaScript légers au lieu de consacrer une machine virtuelle complète à chacun d’eux. L’entreprise affirme que cette architecture permettrait aux clients de payer principalement pendant l’activité d’un agent et rendrait les grands déploiements moins coûteux. Dorje a déclaré que l’inférence et les agents sans serveur figuraient parmi les domaines où la demande progressait le plus vite, y compris auprès d’entreprises, bien qu’il n’ait nommé aucune entreprise cliente potentielle.

Naive compte actuellement 10 salariés à temps plein et prévoit d’utiliser une partie du tour pour recruter des chercheurs à mesure qu’elle développe les quatre initiatives. Le financement confirme l’intérêt des investisseurs pour une couche émergente située sous les services pilotés par des agents, mais l’exécution constitue la prochaine épreuve. Fournir un numéro de téléphone ou une base de données est une opération distincte ; maintenir une mémoire, contrôler les autorisations et acheminer les appels de modèles à travers une entreprise en fonctionnement continu est un problème de systèmes plus complexe. Naive a achevé sa levée de fonds et fait état d’une forte adoption initiale. Sa feuille de route d’infrastructure plus large doit toutefois être considérée comme un travail financé par ce tour, et non comme une technologie dont le rapport du 6 août aurait établi la livraison complète.